L’exploitation agricole de la Touche mise sur le photovoltaïque

Source : Ouest France
Le groupement agricole d’exploitation en commun Gaec de la Touche, à Issé, vient de se doter d’un bâtiment sur lequel 600m² de panneaux solaires ont été installés. Ils doivent produire 100 000 kWh à l’année, soit la consommation de quarante ménages.

L’exploitation agricole de la Touche mise sur le photovoltaïque

Sebastien Fricaud et son épouse sont les deux associés du Gaec de la Touche situé au village de Montjouan, à Issé.

Une exploitation familiale

« A l’origine, mes grands-parents puis mes parents étaient exploitants à la Touche, tout près du bourg d’où le nom donné à la structure. Cette proximité de l’agglomération était un handicap pour l’extension des bâtiments. C’est pourquoi lors de mon installation, nous avons migré à Montjouan explique Sebastien Fricaud. C’est une ferme de 165 ha qui produit du lait et des céréales. Trois salariés, qui représentent deux emplois à temps plein, sont là pour nous épauler. Parmi eux, notre fils de 22 ans, qui doit bientôt s’associer avec nous. » 

Visiblement l’exploitation familiale est en bonne santé. La ferme vient de se doter d’un nouveau bâtiment destiné au stockage du fourrage, des céréales et du matériel. Couvert pour moitié de panneaux solaires. Il était ouvert jeudi 1 octobre à la visite, en présence de l’entreprise Energies de Loire qui a réalisé l’installation photovoltaïque. « Après un sinistre qui a détruit nos lieux de stockage, nous avons réfléchi à la reconstruction et opté pour cette solution, détaille le maître des lieux. Le nouveau bâtiment est cloisonné en trois parties bien isolées les unes des autres, ce qui donne plus de sécurité en cas d’incendie. »

 

Pas d’aides publiques

David Leroueil, co-gérant d’EdL, structure de dix salariés basée à Candé (Maine-et-Loire) et spécialisée dans les énergies renouvelables, donne des informations sur ce sujet :  » Six cents mètres carrés de panneaux constituent la couverture côté sud. Cela représente un coût de 100 000€. La production annuelle d’électricité (100 000 kW/h à l’année) doit générer un revenu de 10 000€. Elle représente la consommation de quarante ménages (hors chauffage); elle est intégrée au réseau public, via une installation contrôlée à distance par nos soins. On considère qu’a trente ans, les panneaux produisent 80% de leur capacité initiale. Recyclés à 97% ils font mieux qu’une machine à laver (70%) et un peu moins bien qu’une canette métallique (99%).

La pose a nécessité deux semaines de travaux. Aucune aide publique n’intervient pour la construction, ce qui me semble plus cohérent. »
 
La jeune entreprise (deux ans et demi) travaille uniquement pour des professionnels, principalement dans le Maine-et-Loire, la Loire-Atlantique et la Vendée. Le gros oeuvre a été réalisé par l’entreprise Moutel (Rougé) et la charpente par Hennequet-Pageot (Louisfert) et Martin (La Meilleraye).